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Maximilienne Ngo Mbe : La Camerounaise reçoit le prix des droits de l’homme de la Robert F. Kennedy Human Rights

(Société Civile Médias) – Belle consécration pour Maximilienne Ngo Mbe. Une des plus influentes femmes défenseures des droits de l’homme d’Afrique francophone et forte de plus de 30 ans d’expériences, la directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique centrale (REDHAC) a reçu le Prix des droits de l’Homme 2022 de l’organisation américaine Robert F. Kennedy Human Rights. Elle est récompensée pour ses efforts dans la protection des droits humains au Cameroun et particulièrement pour son combat pour dénoncer les violations dans le conflit opposant, depuis 2017, l’armée aux forces séparatistes des deux régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest du pays.

Mme Ngo Mbe a été récompensée au même moment que Felix Agbor Nkongho, avocat et défenseur des droits de l’homme qui dénonce également le conflit dans les régions en proie au séparatisme.

Pour la Robert F. Kennedy Human Rights, ces deux lauréats sont des personnalités « courageuses », qui « incarnent les efforts de la société civile […] en plein conflit, dans un espace civique restreint, avec d’importants risques personnels».

«Cette récompense est un symbole pour dire que notre pays a besoin de ses enfants, qu’ensemble nous pouvons trouver des solutions… rien n’est impossible s’il y a un dialogue continu, sincère et franc…Ce prix vient donc réhabiliter nos cris et nos pleurs», a déclaré Maximilienne Ngo Mbe à RFI.

Felix Agbor Nkongho considère pour sa part ce prix comme une motivation supplémentaire pour continuer son combat pour la justice. «Nos vies ont été mises en danger, mais cela nous donne de l’espoir», a-t-il fait savoir.

Confrontée dans travail à la violence, aux campagnes de calomnie, au harcèlement sur les réseaux sociaux et aux menaces de mort visant même ses enfants qui vivent en exil en France, Maximilienne Ngo Mbe n’a jamais baissé les bras. Elle et son équipe se battent pour dénoncer les violations commises dans le conflit opposant le gouvernement camerounais aux séparatistes anglophones. Ses combats lui ont valu le Prix international du courage féminin 2021 décerné par le département d’État américain à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

Fervent défenseur de la région anglophone du Cameroun, Felix Agbor Nkongho a connu la prison en janvier 2017 pour avoir participé à l’organisation d’un mouvement de désobéissance civile pour dénoncer les violations des droits de la minorité anglophone. Il a été libéré après presque huit mois d’incarcération suite à un décret présidentiel abandonnant toutes les charges portées contre le défenseur des droits de l’Homme.

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