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Togo : L’ACAT interpelle les acteurs sur la nécessité de la sécurisation de l’abolition de la peine de mort

(Société Civile Médias) – Célébrée ce dimanche 10 octobre, la 19e Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée aux femmes qui risquent d’être condamnées à mort, qui ont été condamnées à mort, qui ont été exécutées, ainsi qu’à celles qui ont été graciées ou reconnues innocentes. Elle est axée sur le thème “Les femmes et la peine de mort, une réalité invisible”. Occasion pour l’ACAT-Togo et son partenaire, la FIACAT, d’interpeller les acteurs, notamment le gouvernement, sur la nécessité de sécuriser l’abolition de la peine de mort au Togo.

La branche togolaise de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture et la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture ont insisté sur la nécessité de la sécurisation de l’abolition de la peine de mort au Togo à l’issue d’une Table ronde organisée le samedi 9 octobre à Lomé avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD) et du Ministère des Affaires étrangères (MAE) du Luxembourg . Cette table ronde, il faut le rappeler, est venue conclure une campagne d’une dizaine de jours dénommée “TogoAbolition” faite à travers les réseaux sociaux dans le cadre de la 19e Journée mondiale contre la peine de mort.

Table d’honneur lors de la table ronde


D’après Bruno Haden, secrétaire général de l’ACAT-Togo, la situation de la peine de la peine de mort au Togo est satisfaisante.

« Elle est reluisante et est sur le bon chemin, parce que la dernière exécution d’un condamné au Togo remonte à 1978. En plus, le Togo à aboli la peine de mort en 2009 et a adhéré au traité des Nations-Unies visant à abolir la peine de mort en 2016 », se félicite M. Haden.

Toutefois, le SG de l’ACAT-Togo, pour que cette abolition soit vraiment effective, il faut la sécuriser. Voila qui explique les recommandations faites par l’ACAT-Togo et la FIACAT à l’endroit des acteurs impliqués, à l’issue de la table ronde de samedi.

Vue des participants à la rencontre

Ainsi donc, les deux organisations demandent au gouvernement togolais de prendre part au groupe d’États amis du Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort. Il leur est également demandé de contribuer aux prochaines résolutions relatives à la peine de mort en rejoignant le groupe d’États soutenant ces résolutions au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies et de soutenir le projet de Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples sur l’abolition de la peine de mort en Afrique de l’Union africaine.

Les parlementaires sont, eux, invités à autoriser le Togo à s’engager en faveur de l’adoption du projet de Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples sur l’abolition de la peine de mort en Afrique de l’Union africaine.

Quant aux organisations de la société civile, l’ACAT et la FIACAT les convient à mettre en place un groupe de plaidoyer de haut niveau pour le suivi de la sécurisation de l’abolition de la peine de mort au Togo ; de sensibiliser les leaders religieux, les chefs coutumiers, les parlementaires, les élus locaux, les journalistes, les acteurs de la justice et la population sur la sécurisation de l’abolition ; et de rester mobilisés sur la question de la sécurisation de l’abolition de la peine de mort.

Photo de famille à la fin de la table ronde

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