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Togo – Girls Lead : Youth Panel Lomé sensibilise les apprenties et responsables d’ateliers sur le harcèlement sexuel et les mécanismes de dénonciation

(Société Civile Médias) – Situation qui freine l’épanouissement des filles et des femmes, le harcèlement sexuel est très présent dans les lieux d’apprentissage au Togo, avec des conséquences néfastes sur la formation et l’avenir des filles apprenties surtout. Pour permettre aux jeunes filles d’aller jusqu’au bout de leurs ambitions, Youth Panel Lomé veut contribuer à lever ces entraves. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Autonomisation des filles et jeunes femmes pour l’engagement citoyen au Togo : Girls Lead », cette association de jeunes a échangé avec les apprenties et responsables d’ateliers du quartier Legbassito et ses environs sur le harcèlement sexuel.

Vue partielle de l’assistance lors de la sensibilisation

Tenue à la Chambre communale de métier de ce quartier de la banlieue nord de Lomé ce lundi 19 septembre, cette activité, qui a réuni une centaine de participants, visait à sensibiliser les filles, jeunes femmes, garçons et jeunes hommes apprentis, ainsi que les patrons et patronnes d’atelier de Legbassito sur ce phénomène.

« Nous avons à plusieurs reprises sensibilisé dans les écoles sur le harcèlement sexuel. Mais il y a aussi nos sœurs apprenties de différents corps de métier qui ont également besoin de nous écouter et d’être au parfum des informations concernant ce phénomène. Voila pourquoi nous avons décidé de passer à leur niveau pour leur passer le message », explique Prudence Tsenglé, membre de Youth Panel et d’Alafia Jeunes.

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Lors du sketh

A travers un sketch et des échanges, les apprenties, patrons et patronnes d’ateliers ont été sensibilisés sur toutes les formes du harcèlement. Ils ont également été informées sur les mécanismes de dénonciation et les moyens de lutte contre le harcèlement sexuel.

« Le sketh nous a permis de montrer la manière dont les apprentis, surtout les filles, sont harcelées par leurs patrons et la manière dont elles subissent parfois des harcèlements de la part des maris ou proches de leurs patronnes et patrons. Nous avons fait comprendre à l’assistance que les victimes de harcèlement sont protégées par la loi et qu’elles ont la possibilité de dénoncer ceux qui les harcèlent, même s’il s’agit de leurs patrons », indique Yawa Yvette Gogoh, membre de Youth Panel Lomé.

Une phase de la sensibilisation avec l’intervention d’Yvette Gogoh

Les discussions ont également porté sur les normes et croyances qui encouragent le harcèlement sexuel, afin de les déconstruire.

« Quand nous évoquions les causes du harcèlement sexuel, nous avons remarqué que plusieurs sont les participants à la rencontre qui ont expliqué la persistance de ce phénomène par la manière dont les filles s’habillent. Cette façon de voir les choses fait partie des normes et croyances qui encouragent le harcèlement. Nous avons donc essayé de leur faire comprendre que la manière de s’habiller d’une fille ne peut justifier le fait qu’elle soit harcelée sexuellement et ne doit pas pousser un garçon ou un homme à agir ainsi », fait savoir Prudence Tsenglé.

Par ailleurs, les responsables d’ateliers ont été encouragés à instaurer un mécanisme de protection, de dénonciation, et de lutte contre le harcèlement sexuel dans leurs différentes structures.

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Une autre phase avec l’intervention de Prudence Tsenglé

Le Youth Panel Togo, il faut le rappeler, est une association composée d’enfants et de jeunes qui militent pour le respect des droits de l’enfant et pour l’égalité genre au Togo. Elle est à Lomé, Atakpamé, Sotouboua, Sokodé, Kara et Dapaong.

Le projet ‘’Girls Lead’’ est mis en œuvre par Plan International Togo depuis 2018 pour une durée de cinq ans. Il a pour objectif général de permettre aux organisations, réseaux des filles et des jeunes femmes, d’utiliser leur voix et ressources pour entreprendre des actions collectives visant à contribuer à la transformation des relations inéquitables de pouvoir. Plus spécifiquement, il s’agit de permettre aux jeunes filles et jeunes femmes, y compris celles handicapées, et leurs associations et mouvements, de prendre des initiatives d’engagement citoyen, politique et social pour lutter contre les violences sexuelles.

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