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Togo – ZLECAf : OADEL et REPA Afrique s’activent pour des MPMEs plus compétitives sur le marché continental

(Société Civile Médias) – « Mise en œuvre de la ZLECAf au Togo : Enjeux et défis pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) », c’est le thème sur lequel porte le deuxième séminaire national sur la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, ouvert ce mercredi 18 mai à Lomé. La rencontre, organisée par OADEL et REPA Afrique, entend contribuer au renforcement des petites entreprises locales, en particulier agroalimentaires, pour qu’elles tirent une meilleure partie de la ZLECAf.

Alors que la ZLECAf entend œuvrer pour la mise en place d’un marché unique continental des biens et des services, tous les acteurs du secteur productif togolais sont-ils prêts pour aller à la conquête de ce marché ? Pour l’OADEL (Organisation pour l’Alimentation et le Développement Locale) et REPA Afrique (Réseau pour la Promotion de l’Agro-industrie en Afrique), initiatrices du séminaire, la réponse à cette question est non.

Vue partielle des participants à la rencontre

Parties du constat que beaucoup de points sont restés en suspens au sortir du premier séminaire, tenu en 2021, les deux organisations ont jugé nécessaire de l’organiser une deuxième fois pour non seulement élargir le champ des participants, mais aussi les informer sur les tenants et les aboutissants de la ZLECAf.

Pour Tata Yawo Ametoenyenou, Directeur exécutif de l’ONG OADEL, il s’agit de faire en sorte que ce marché ne vienne pas écraser les petites entreprises togolaises au lieu d’être un avantage pour elles.

Lire aussi : Togo – Zlecaf : Quels avantages pour les Micro, petites et moyennes entreprises ?

« La ZLECAf sera avant tout un marché de concurrence. Et la question est de savoir si les petites unités de transformation que nous accompagnons, celles qui fabriquent par exemple du jus de fruit, ont la capacité d’affronter des géants économique comme le Nigeria ou l’Afrique du Sud si le marché togolais est ouvert aux opérateurs économiques de ces pays. C’est pour cette raison que nous avons organisé ce deuxième séminaire dans le but de réexpliquer aux participants ce que c’est que la ZLECAf et l’ensemble des règles qu’il faut respecter pour profiter de ce marché », explique-t-il.

D’après M. Ametoenyenou, il s’agira aussi de mettre les participants au courant des stratégies mises en place par l’Etat togolais pour accompagner les unités de production et les mettre à niveau afin de leur permettre d’être plus compétitives sur le marché continental.


Le séminaire sera donc l’occasion d’informer les participants sur l’état des négociations et sur les modalités d’accès à la ZLECAf par les MPMEs ; de permettre aux jeunes et femmes entrepreneurs de s’imprégner du contenu de la stratégie nationale sur la ZLECAf et de s’assurer qu’elle prend en compte toute leur préoccupation. Il s’agira aussi de former les entrepreneurs sur les mécanismes et les instruments de facilitations des échanges mise en place et d’informer sur l’infrastructure qualité existante au Togo, sur les notions de normes, label et marques et sur le processus de certification conformément aux règles d’origine de la ZLECAf.

Trois communications sont prévues ce mercredi, premier jour du séminaire. Le premier porte sur le bilan, les opportunités, les contraintes et les perspectives de la mise en œuvre de la ZLECAf au Togo et la deuxième sur les stratégies d’appropriation de la ZLECAf par les MPMEs togolaises. La troisième communication mettra en lumière les barrières tarifaires et non-tarifaires sous la ZLECAf.

Trois autres communications sont également programmées demain jeudi dont celles portant sur les accompagnements pour les MPMEs portées par les jeunes et les femmes pour tirer pleinement avantage de la ZLECAf et l’Infrastructure de la Qualité (IQ) et son rôle dans les échanges commerciaux.

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