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Togo : Le Canton de Dawdé va renforcer sa résilience contre les inondations et la sécheresse avec l’appui de JVE

(Société Civile Médias) – Considéré comme une zone très vulnérable aux effets des changements climatiques, le canton de Dawdé, situé dans la commune d’Assoli 1 (environ 390 km au nord de Lomé), bénéficiera durant les 12 prochains mois des retombées du projet « Intégrer la Gestion des Inondations et de la sécheresse et de l’alerte rapide pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin de la Volta (VFDM) ». Ce sera avec l’accompagnement de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) et l’appui de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV). L’initiative a été lancée le mercredi 17 novembre à Bafilo.

D’un coût global de 13 750 000 Fcfa, ce projet a pour objectif de renforcer la résilience des communautés du Bassin de la Volta contre les inondations et les sécheresses par des sensibilisations et des formations sur la gestion communautaire de ces phénomènes, la mise en place et l’opérationnalisation d’un comité de gestion communautaires des inondations et des sécheresses et l’installation d’équipements permettant de les prévoir.

Financé par le Fonds d’adaptation, il est mis en œuvre par le Consortium, comprenant l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), une Agence spécialisée des Nations Unies, l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) et le Partenariat Mondial pour l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-WA).

Vue partielle des participants au lancement du projet

L’une des activités du projet porte sur le développement et la mise en œuvre d’initiatives communautaires de gestion des inondations et des sécheresses (GCIS) dans six communautés pilotes sélectionnées (une par pays) du bassin de la Volta, en mettant entre autres l’accent sur le renforcement de leurs capacités à faire face aux événements hydrométéorologiques, le développement de canaux de diffusion d’alerte précoce et l’amélioration de la réponse des utilisateurs finaux. Au Togo, c’est le Canton de Dawdè qui a été cliblé pour cette activité.

D’après Sena Alouka, Directeur exécutif de l’ONG JVE, le choix porté sur cette localité se justifie par son état de vulnérabilité face aux effets des changements climatiques.

« On a noté que par le passé, il y a eu d’importantes inondations, mais également des sécheresses dans d’autres endroits de la localité qui ont semé la désolation dans les ménages. Nous avons donc porté le choix sur ce canton pour abriter ce projet qui vise à intégrer la gestion des catastrophes dans les plans de développement, dans les habitudes et dans les systèmes de la commune Assoli 1 », explique-t-il.

Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la mise en œuvre du projet. il s’agit notamment d’une sensibilisation et d’une formation sur la Gestion communautaire des inondations et des sécheresse ; la mise en place, au sein de la localité bénéficiaire, des comités de gestion communautaire des inondations ou de la sécheresse ainsi que l’élaboration d’un plan de gestion communautaire de ces deux phénomènes et sa mise en œuvre.

Le SG de la préfecture d’Assoli lors de son intervention

Le projet prévoit également le renforcement des capacités des comités de gestion; des activités de partage de connaissances sur la gestion communautaire des inondations et des sécheresses; ainsi que la capitalisation et la diffusion de bonnes pratiques.

« Concrètement, nous attendons que d’ici quelques mois , quand le projet sera mené jusqu’à terme, qu’on puisse, ensemble, apprécier le niveau de vulnérabilité. On aura à fouiller davantage pour savoir quels sont les niveaux et les facteurs de vulnérabilité dans le canton de Dawdé, à quels moments ils interviennent, comment on peut les prévoir et comment on peut également s’y adapter », précise le Directeur exécutif de l’ONG JVE.

Tout en se réjouissant du choix porté sur le canton de Dawdè pour la mise en oeuvre de ce projet, Nouhoum Salissou Abou-Bakari, maire de la commune Assoli 1, n’a pas manqué de rappeler les problèmes auxquels cette localité est souvent confrontée.

« Le problème de catastrophe touche particulièrement le canton de Dawdé notamment en ce qui concerne les vivres. Les inondations viennent très souvent détruire les productions des paysans. Or, c’est Dawdé qui alimente les localités environnantes en vivre et les autres localité de la partie septentrionale du pays. Dans un canton où plus de 90% de la population vit de l’agriculture, on peut facilement imaginer les répercussions négatives que les inondations ou la sécheresse peuvent avoir sur Dawdè », fait-il remarquer.

Le Maire de la commune Assoli 1

Pour Kpêlenga Bassaye, Secrétaire Général de la préfecture d’Assoli, ce projet ne peut qu’être le bienvenu dans la mesure où il vient renforcer les capacités des populations de Dawdé pour s’adapter aux changements climatiques et va permettre de limiter les impacts des inondations et sécheresses sur les populations vulnérables. Et de souhaiter plein succès à l’initiative, tout en réaffirmant le soutien de la préfecture d’Assoli à l’ONG JVE dans la réalisation dudit projet.

A noter que la cérémonie de lancement du projet a été enrichie par des échanges d’expériences notamment l’expérience de la Croix-Rouge togolaise à travers le projet de réduction des risques de catastrophes naturelles et adaptation aux changements climatiques.

Photo de famille après le lancement

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