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Togo : Le CACIT prime les 20 lauréats du concours « Jus in Cultura »

(Société Civile Médias) – 20 jeunes, lauréats du concours « Jus in Cultura » organisé par le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), ont été récompensés jeudi 2 septembre à Lomé. Le concours, axé sur le thème « Protégez nos droits », avec un focus sur le droit des enfants et des jeunes filles, a été lancé dans le cadre du 72è anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme au Togo.

L’initiative, qui a reçu l’appui du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) à travers le Centre d’information des Nations Unies (CINU), a pour objectif principal de contribuer à la promotion des droits de l’homme en milieu scolaire et universitaire à travers des activités socio-éducatives comme les pièces de théâtres et les sketchs. Il s’agissait pour le CACIT d’adapter l’éducation aux droits de l’homme à la cible particulière des élèves et étudiants.

Solim Panassa (à gauche), 1er prix du concours, recevant sa récompense

La compétition a connu la participation de plus de 34 jeunes qui y ont postulé avec des textes (pièces de théâtre) mettant en scène un ou plusieurs personnages dans un décor imaginaire ou non, et portant sur la thématique spécifique des droits des enfants et des jeunes filles.

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Après délibération du jury, 20 textes, considérés comme les meilleurs, ont été sélectionnés et ont fait l’objet d’un manuel d’éducation aux droits de l’Homme. Les 20 lauréats du concours ont donc été récompensés par le CACIT jeudi et ont reçu chacun une attestation de mérite décernée à leur nom. Ils ont également reçu chacun un manuel, ainsi qu’une enveloppe en fonction de leur classement.

Table d’honneur lors de la cérémonie

« Je tiens à remercier le CACIT et le CINU de m’avoir donné l’opportunité, à travers ce concours, de porter ma voix haute en clamant les droits des enfants, spécialement les droits de la jeune fille », se réjouit Solim Panassa, juriste fiscaliste, dont le texte a occupé la première place. Ce texte, il faut le rappeler, raconte l’histoire d’Aissatou, une jeune fille de 15 ans qui vient d’avoir son BEPC et qui a été informée par son père qu’elle doit arrêter les études parce qu’elle sera donnée en mariage au prince de son village.

« Aïssatou ne voulant ni de ce mariage, ni arrêter ses études, s’est mise à sensibiliser la population de son village sur l’importance de la scolarisation de la jeune fille et son droit à participer au développement de sa communauté et de son pays », raconte Mlle Panassa.

Vue partielle des participants à la cérémonie

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D’après Doris Yawa Guinhouya, responsable du département de promotion des droits de l’homme et du genre au CACIT, tout comme celui de Solim Panassa, les textes retenus décrivent une multitude de réalités que vivent les jeunes filles et les enfants dans nos communautés. Le recueil qui les regroupe sera donc distribué dans les écoles pour la promotion des droits des jeunes filles et des enfants.

« Les textes permettront de faire la sensibilisation et les jeunes pourront s’en inspirer pour faire des représentations théatrales lors des soirées et des semaines culturelles. Et les lauréats ont le devoir de partager ces beaux messages dans leurs écoles et au niveau de leurs connaissances », indique Mlle Guinhouya.

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