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Sciences et technologies : Les disparités de genre empêchent les femmes de s’imposer

(Société Civile Médias) – Seulement 33% des chercheurs sont des femmes, malgré le fait qu’elles représentent 45% et 55% des étudiants au niveau des études de licence et de maîtrise respectivement, et 44% des étudiants inscrits dans des programmes de doctorat. Aussi, bien que les femmes représentent 70% des effectifs de santé et de soins sociaux, leurs salaires sont de 11% inférieurs à ceux de leurs homologues masculins.

Alors que la communauté internationale célèbre, ce 11 février, la Journée internationale des femmes et des filles de science, Onu Femmes et l’Unesco estiment qu’il est plus que jamais important de reconnaître que les contributions des femmes aux sciences brisent les stéréotypes et font échec aux discriminations à l’égard des femmes et des filles dans les sciences.

« La crise de la COVID-19 a démontré, une fois encore, le rôle essentiel des femmes et des jeunes filles dans les sciences. Les chercheuses ont été à l’origine de nombreuses avancées décisives dans la lutte contre la pandémie, de la compréhension du virus au contrôle de sa propagation, en passant par la mise au point de tests de diagnostic et de vaccins », indiquent dans un message conjoint Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, et Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU-Femmes.

Pour les deux organismes onusiens, les stéréotypes de genre et les inégalités entre les sexes continuent d’empêcher de nombreuses filles et femmes d’entreprendre et de poursuivre une carrière scientifique partout dans le monde. D’où la nécessité de redoubler d’efforts pour combler les écarts entre les genres dans le domaine des sciences, et lutter contre les normes et les stéréotypes qui créent et entretiennent l’idée que les parcours professionnels y sont limités pour les filles.

« L’urgence est d’autant plus grande que les femmes sont sous-représentées dans des domaines essentiels pour l’avenir du travail, tels que les énergies renouvelables et les technologies numériques, puisque seulement 3 % des filles inscrites dans l’enseignement supérieur choisissent les technologies de l’information et de la communication », indique le message de Mmes Azoulay et Mlambo-Ngcuka d’après qui « nous avons besoin de la science et la science a besoin des femmes. Il ne s’agit pas seulement de s’engager en faveur de l’égalité des droits ; il s’agit également de rendre la science plus ouverte, plus diversifiée et plus efficace ».

C’est seulement en 2015 que l’assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution A/RES/70/212 qui fait du 11 février la Journée internationale des femmes et des filles de science. Son but est de promouvoir l’accès et la participation des femmes et des filles à la science. Cette journée permet de rappeler que les femmes et les filles jouent un rôle essentiel dans la communauté scientifique et technologique et que leur participation doit être renforcée.

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